11 décembre 2019 – Journal de bord

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Un retour constructif d’Hugo sur le scénario me donne l’occasion d’écrire LE TRAITEMENT.
Le traitement est plus court, mais encore assez dense pour y placer mes dialogues d’affrontement entre Liza et Max. J’enlève les détails qui auraient servi au décorateur, et les flashs-back que je ne placerai qu’au montage (Hugo avait été un peu dérouté). Maintenant, je prévois de faire une lecture publique de ce traitement le 26 janvier prochain, pour voir comment l’histoire fonctionne sur un auditoire.

Deuxième point d’avancée, je vais essayer de trouver un producteur et d’entrer dans le circuit « industriel ». Parce que même avec un financement participatif, ce que j’avais prévu, la productrice resterait quand même moi, et cela me ferait trop de charge. Avec le court « L’extravagante », j’ai bien compris que ma volonté avait des limites de contraintes physiques. La réalité quoi ! 

En novembre dernier, Occitanie cinéma, basé à Montpellier, est venue à la cinémathèque de Toulouse nous présenter son « agence » de soutien et de promotion du cinéma en région. Je prends conscience que mon projet ambitieux pour un petit film, pourrait s’inscrire dans un monde pro où, effet spéciaux, ambiances lumineuses, intérieurs particuliers seraient nécessaires. Le hic, c’est le manque d’extérieurs pour promouvoir la région. Je me demande si c’est rédhibitoire.

Au niveau du casting, je commence à y penser. Je regarde les silhouettes, les visages et ne pense pas trop aux fêtes de fin d’année, plutôt pressée que cela passe, je sais que Liza et Max naîtront en 2020. Oui, il faut se détendre dans la vie… je reconnais !

JOURNAL DE BORD -1

CONSTELLATION -film fiction -court métrage

Journal de Bord -1

Comment ça démarre une production ? En général, on se gratte la tête et on se demande : Par où commencer ? Hahaha ! Le projet me paraît assez conséquent, alors j’opte pour commencer par le tout premier plan. Un plan de mur, la nuit, une bruine… Une image qui me hante.

Il y a toujours une pierre angulaire, parfois même dès l’écriture, et pour ce film-là, ce n’est pas le visage d’un acteur ou un lieu. C’est cette nuit pluvieuse.

Ca a donc démarré aujourd’hui: 28 octobre 2019, parce que j’ai entrevu l’organisation de ce travail par une série de photographies de ce mur, mouillé par la pluie, pour ce premier plan. Montées en diaporama, avec une bande sonore qui viendra enrichir l’atmosphère. Peut-être même une surimpression de pluie filmée par-dessus, en post prod.

Pour le second plan, je contacte Hugo un ami peintre, qui dessine des visages réalistes, super expressifs. La production commence ainsi, sans certitude d’aboutir à quelque chose. Juste des envies. Hugo me dit « ok, ça m’intéresse ». Il a des affinités et des rêves avec le cinéma depuis très jeune. J’avais remarqué.

Notre prochain rendez-vous consistera à lui présenter le scénario et mes idées graphiques, à trouver des photographies pour l’aiguiller. Il aura le rôle, s’il l’accepte – en production on tient toujours ses doigts croisés, de dessiner la fillette, Liza. De chercher l’aspect de ce personnage. Quelques plans en Story-Board. Mais, dans l’idée :

Ce film sera un mélange de médiums graphiques, dessins animés, photographies et scènes réelles tournées, descriptions sonores. Encore une création libre, comme je les aime.

Ce journal de bord débute cette nouvelle production parce que je n’ai pas encore d’assistant-e de production. Ca va me servir de plan d’action, de To Do List, et aussi d’invitation à talents ou aventuriers à venir spontanément nous rejoindre.

Quoi d’autre ? Mes impressions ? Très excitée, comme à chaque nouveau film. Je le vis toujours comme une histoire d’amour. Ca fait l’effet…  qu’on n’est sûr de rien, et à la fois on sait que c’est ça. Par expérience, je sais aussi qu’une production de cinéma, c’est long, le tournage parfois lointain. Un vrai voyage démarre aujourd’hui, même si le scénario a été écrit en 2008. Dans le cinéma, il faut savoir être patient.  Pas trop moi, ça.

Me vient aussi l’impératif de trouver une personne pour corriger mon orthographe laborieuse. Je voudrais garder mes forces. J’ai en tête une personne ultra douée, donc si cet article vous paraît correct, c’est qu’elle aura accepté, je croise encore les doigts.