CONSTELLATION raconte un duel entre MAX, coach agressif, et LIZA, femme tourmentée par la violence. Entre eux, il y a la mort, la toute-puissance de Max et le monde. CONSTELLATION est un scénario de genre poético-fantastique, avec ses références au film noir.

NOTE D’INTENTION :

Dans mon enfance, à l’âge de huit ans, je côtoyais un frère à tendance sadique. Il était plus grand, plus fort, plus âgé. En grandissant, les forces se sont équilibrées mais la peur de ce frère est restée ancrée en moi.

A une échelle élargie, et diffusés par nos écrans, notre société nous renvoie de plus en plus de conflits, de rapports de force, de menaces diffuses. Résister aux dominations installées dans leur toute-puissance, est le thème que j’ai voulu développer dans ce scénario. Max incarne le danger extrême, la violence appelant la violence. S’opposer à la brutalité est émotionnellement éprouvant, et ne pas adopter la vengeance qui nous dégrade reste difficile.

J’ai donc voulu illustrer deux mondes qui s’opposent. Celui de Max réduit à son besoin de domination et celui de Liza ouvert sur un monde plus englobant, fait de diversités co-existantes dans un espace partagé.

J’ai choisi le genre fantastique afin de pouvoir traduire mes métaphores en images. Exprimer aussi ma perception d’une temporalité globale, et non linaire tendant à tirer un trait son notre passé. Car le passé agit toujours sur nous, tout comme nos actes immédiats conditionnent notre avenir. La présence des deux Liza dans un même espace me permet de lier passé et présent.

Blade Runner de Ridley Scott a été un film inspirant. Automates, images omniprésentes… Mais surtout pour le thème philosophique autour de la mort.

Dans la dernière scène de mon scénario, les images de l’Univers et de « nos » univers se côtoient en hologrammes et projections. Procédé qui me permet de donner ma vision de la mondialisation et de l’interdépendance de nos existences.  Mon intention va vers un film noir, poétique et optimiste.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.